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Décarbonation des achats publics

Tablettes vertes

Tablettes, vidéoprojecteurs… Les nouveaux produits concernés par le verdissement de la commande publique

Le décret du 7 mars 2022 est venu préciser la liste des produits désormais soumis aux objectifs de verdissement de la commande publique en France. En ligne avec les orientations européennes en faveur de l’économie circulaire, de nouvelles catégories de matériels font leur entrée parmi les produits devant intégrer des proportions croissantes de matières premières issues du réemploi ou du recyclage.

En plus des biens d’équipement déjà ciblés comme les meubles de bureau, les véhicules ou l’électroménager, ce sont désormais les tablettes numériques, les caméras, les vidéoprojecteurs, les batteries externes ou encore les téléphones fixes qui voient leurs caractéristiques écologiques prendre de l’importance dans les critères d’achat des administrations publiques.

Ces nouvelles dispositions obligent les acheteurs à intégrer au minimum 30% de matières recyclées dans ces produits dès 2023, puis 50% à partir de 2025. Un effort supplémentaire est demandé pour les tablettes et ordinateurs portables pour lesquels le taux minimum passera directement à 50% dès 2023.

Ces évolutions témoignent de la volonté des pouvoirs publics de pousser toujours plus loin la transition écologique de la commande publique, en étendant les critères environnementaux à des catégories de produits de plus en plus courantes et au plus près des usages numériques du secteur public.

Les acheteurs publics sont donc incités à revoir dès à présent le cahier des charges de leurs appels d’offres pour ces équipements afin de se mettre en conformité avec les nouvelles exigences. Cela passe notamment par une sensibilisation accrue des services aux enjeux du réemploi et du recyclage.


Place des matériaux biosourcés ou bas carbone dans la commande publique


Question écrite n°09142 de M. Didier Mandelli (Vendée – Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 23/11/23 – page 6544

M. Didier Mandelli attire l’attention de M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur la place des matériaux biosourcés ou bas carbone dans la commande publique.

L’article L. 228-4 du code de l’environnement dispose que « la commande publique tient compte notamment de la performance environnementale des produits, en particulier de leur caractère biosourcé ».

Il précise « (qu’) à compter du 1er janvier 2030, l’usage des matériaux biosourcés ou bas-carbone intervient dans au moins 25 % des rénovations lourdes et des constructions relevant de la commande publique. Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, en particulier la nature des travaux de rénovation lourde et les seuils au-delà desquels l’obligation est applicable aux acheteurs publics ».

Les acteurs de ces filières anticipent d’ores et déjà cette échéance. Ainsi, les industriels de la filière des matériaux biosourcés s’organisent afin de doubler leur capacité de production dès 2025.

Malheureusement, plusieurs inconnues nuisent au parfait développement de cette nouvelle obligation.

D’une part, la part d’usage de matériaux biosourcés ou bas carbone exigée dans les 25% des rénovations lourdes et constructions relevant de la commande publique n’a pas encore été fixée. D’autre part, si, d’après les professionnels de la filière, les collectivités territoriales intègrent progressivement les matériaux biosourcés à leurs commandes, tel n’est pas encore le cas en matière de commande publique de l’État.

Aussi, il souhaite connaître les mesures mises en place par l’État pour intégrer matériaux biosourcés ou bas carbone dans ses marchés publics, ainsi que la date à laquelle la part de l’usage de matériaux biosourcés ou bas carbone dans les 25 % des rénovations lourdes et constructions relevant de la commande publique sera connue.

Transmise au Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Réponse du Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires publiée dans le JO Sénat du 15/02/24 – page 564

L’article 39 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets prévoit une obligation d’utilisation de matériaux biosourcés ou bas-carbone dans au moins 25 % des rénovations lourdes et des constructions relevant de la commande publique. En France, 25% des émissions de gaz à effet de serre produites proviennent du secteur du bâtiment. L’utilisation de matériaux biosourcés ou bas carbone permet en effet de diminuer l’empreinte carbone du bâtiment. Dans ce contexte, les bâtiments publics doivent faire preuve d’exemplarité. L’entrée en vigueur de cette obligation est fixée au 1er janvier 2030 pour permettre aux acheteurs publics mais également aux filières biosourcées et bas-carbone d’être prêts à cette échéance. Les travaux associés à la rédaction du décret d’application seront lancés courant 2024, pour préciser les opérations de construction ou de rénovation qui pourront être comptabilisées pour atteindre ces 25% rendus obligatoires par la loi. Les concertations réuniront l’ensemble des parties prenantes dont le ministère des finances, de l’économie et de la souveraineté numérique, les représentants d’acheteurs publics et les acteurs du bâtiment. L’objectif de ces travaux est de définir précisément les matériaux biosourcés ou bas-carbone entrant dans le champ de l’obligation, leur proportion dans l’ouvrage et les rénovations lourdes qui devront remplir l’obligation. De plus, ils définiront les seuils de marchés de travaux pour lesquels cette obligation s’impose. La rédaction du décret démarrera dans un second temps après cette phase de premières concertations. Néanmoins, l’anticipation de cette mesure par les acheteurs publics est possible. Un marché public peut, dès à présent, exiger l’emploi de matériaux biosourcés ou bas-carbone dans le respect des règles de la commande publique. En effet, le code de la commande publique permet de prendre en compte des critères de développement durable à chaque étape du marché ; ainsi les matériaux biosourcés ont toute leur place dans les critères d’éligibilité des marchés. Il revient dès lors aux décideurs publics de saisir cette opportunité.

Source : « Questions-Réponses », Sénat, 23/11/23


Guide WEKA

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